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<title type="text/plain">LE MONDE SELON TELAP</title>
<tagline type="text/plain">journal extime - architecture et tout le reste</tagline>
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<name>Tristan la Prairie</name>
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		<title>retour aux sources</title>
		<author>
		<name>Telap</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Après m&apos;être égaré dans d&apos;autres blogs, je reviens aux sources, voilà ce que je viens d&apos;écrire, ça m&apos;a tout soulagé.</summary>
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		<title>tout à une fin</title>
		<author>
		<name>Telap</name>
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		<summary type="text/plain">Aujourd&apos;hui, ce blog change d&apos;adresse, pour avoir plus de place et moins de pub...
à bientôt j&apos;espère sur 
http://telap.over-blog.com



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		<issued>2006-02-22T16:37:40Z</issued>
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		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://telap.joueb.com"><![CDATA[Aujourd'hui, ce blog change d'adresse, pour avoir plus de place et moins de pub...<br />à bientôt j'espère sur <br /><div align="center"><font size="6" face="tahoma,arial,helvetica,sans-serif" color="#ff0000"><a href="http://telap.over-blog.com" title="le nouveau monde selon Telap">http://telap.over-blog.com</a></font><br />
</div>]]></content>
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		<title>j&apos;hiberne</title>
		<author>
		<name>Telap</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Que ce serait beau, mon dieu, d&apos;hiberner, de s&apos;endormir un jour, gras et reppu des fêtes, et de se réveiller trois mois après, aminci, &quot;belle en maillot&quot;, avec le printemps, les fleurs, les hormones.
L&apos;hibernation, j&apos;ai appris ce que c&apos;était avec une bande dessinée de Yakari (et le Grizzli), où un ours hiberne effectivement, plusieurs même... Le repos du guerrier, enfin fermer les yeux, dans un calme absolu,  à peine se blottir, trop fatiqué, trop content, souriant, d&apos;endormir, pour des mois...
Les ours hibernent, les marmottes aussi, et les japonais je sais pas mais ils s&apos;y préparent activement, en inventant toutes sortes d&apos;objets incongrus qui peuvent faire penser à la poupée gonflable, mais en plus tendre.



Le monde moderne apporte des solutions à nos problèmes, c&apos;est ça qu&apos;est bien.
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		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://telap.joueb.com"><![CDATA[Que ce serait beau, mon dieu, d'hiberner, de s'endormir un jour, gras et reppu des fêtes, et de se réveiller trois mois après, aminci, &quot;belle en maillot&quot;, avec le printemps, les fleurs, les hormones.<br />L'hibernation, j'ai appris ce que c'était avec une bande dessinée de Yakari (et le Grizzli), où un ours hiberne effectivement, plusieurs même... Le repos du guerrier, enfin fermer les yeux, dans un calme absolu,  à peine se blottir, trop fatiqué, trop content, souriant, d'endormir, pour des mois...<br />Les ours hibernent, les marmottes aussi, et les japonais je sais pas mais ils s'y préparent activement, en inventant toutes sortes d'objets incongrus qui peuvent faire penser à la poupée gonflable, mais en plus tendre.<br /><br /><img src="http://telap.joueb.com/images/Sans titre-1_t.jpg" /><br /><br />Le monde moderne apporte des solutions à nos problèmes, c'est ça qu'est bien.<br />]]></content>
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		<title>So So So Solidarité</title>
		<author>
		<name>Telap</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Dans les nouvelles de ce matin, une chose m&apos;éclate au visage, comme une évidence mal cachée à laquelle je ne pensais plus ces derniers temps, le Roi du Monde est un Con. Ou pire, un connard, le con est bête, le connard est méchant. (NDB: je m&apos;excuse auprès des lecteurs qui seraient choqués par ces vocables, mais les faits rapportés ci-après montrerons, je crois, que rien n&apos;est exagéré).

Georges Bush, autoproclamé Roi du Monde, Président des Etats-Unis d&apos;Amérique, ho le beau pays. 
Ce gamin vient, pour réduire la dette publique américaine, d&apos;annoncer 40 milliards de dollars d&apos;économies sur les aides aux plus démunis, en particulier dans l&apos;aide de santé. Et le mec il se regarde dans un mirroir il est content. En France un type fait ça il est mort politiquement instantanément, là-bas non, il est acclamé! Si!
La dette publique des USA est de 1300 milliards de dollars, vous imaginez comme ces 40 milliards vont tout changer. Surtout qu&apos;aujourd&apos;hui au congrès, Bush Little s&apos;apprète à demander une &quot;rallonge&quot; de 70 milliards de dollars pour les opérations militaires en Afghanistan et en Irak.
Ou il comprend pas, ou il est vraiment méchant. Dans tous les cas ça donne envie de révolution.

Et de remarquer que la Région Bretagne, elle, ne fait rien de tel. On est rassurés.



</summary>
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		<modified>2006-02-03T08:10:28Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://telap.joueb.com"><![CDATA[Dans les nouvelles de ce matin, une chose m'éclate au visage, comme une évidence mal cachée à laquelle je ne pensais plus ces derniers temps, le Roi du Monde est un Con. Ou pire, un connard, le con est bête, le connard est méchant. (NDB: je m'excuse auprès des lecteurs qui seraient choqués par ces vocables, mais les faits rapportés ci-après montrerons, je crois, que rien n'est exagéré).<br /><br />Georges Bush, autoproclamé Roi du Monde, Président des Etats-Unis d'Amérique, ho le beau pays. <br />Ce gamin vient, pour réduire la dette publique américaine, d'annoncer 40 milliards de dollars d'économies sur les aides aux plus démunis, en particulier dans l'aide de santé. Et le mec il se regarde dans un mirroir il est content. En France un type fait ça il est mort politiquement instantanément, là-bas non, il est acclamé! Si!<br />La dette publique des USA est de 1300 milliards de dollars, vous imaginez comme ces 40 milliards vont tout changer. Surtout qu'aujourd'hui au congrès, Bush Little s'apprète à demander une &quot;rallonge&quot; de 70 milliards de dollars pour les opérations militaires en Afghanistan et en Irak.<br />Ou il comprend pas, ou il est vraiment méchant. Dans tous les cas ça donne envie de révolution.<br /><br />Et de remarquer que la Région Bretagne, elle, ne fait rien de tel. On est rassurés.<br /><br /><br />
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		<title>blancs sur fond blanc</title>
		<author>
		<name>Telap</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Il y a quelques jours, dans la petite ville où j&apos;habite, il a neigé. Ce n&apos;est pas courant du tout ici, le climat est océanique, c&apos;est le moins qu&apos;on puisse dire. 

Dès le matin, le velux géant au dessus du lit était presque opaque de neige fine. La lumière dans la chambre ressemblait à une boule à facettes qui se serait arretée, les rayons du soleil frais passant entre les petits paquets blancs. Je me rendors, et une heure après découvre un velux encore plus enneigé, et ça semble devoir s&apos;aggraver. En scrutant les quelques coins restés libres de la surface vitrée, je m&apos;aperçoit que la neige tombe, et que la ville doit être toute blanche, pourvue qu&apos;elle tienne. Je descend le petit escalier, et en faisant du café regarde par la petite fenêtre de la cuisine, qui, verticale, elle, est restée transparente. Un enchevètrement de toits enneigés, quelques cheminées rouges qui fument, le vieux Rennes a les cheveux blancs.
Une ballade au marché s&apos;impose, avec ce temps incongru. Les étalages de citrons et de poireaux sont recouverts de neige, qui continue à tomber, encore et encore. Les gens glissent, les voitures ne passent pas la seconde, les poissoniers n&apos;ont pas eu besoin de disposer de glace sous leurs filets de merlu. 
On achète des moules et de la mimolette, un poulet et un petit fromage de brebis, on croise des copains, une soeur.

Comme le monde paraît simple, on est comme des enfants, on essaye de manger la neige qui tombe, on entend plus les voitures, la ville est paralysée, il fait froid. 

Le bonheur simple mais rare de voir son quotidien avec un regard neuf.

</summary>
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		<issued>2006-02-01T08:49:55Z</issued>
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		<title>un peu de soleil dans un monde de brouillard</title>
		<author>
		<name>Telap</name>
		</author>
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		<issued>2006-01-23T19:21:06Z</issued>
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		<title>jouvenceau</title>
		<author>
		<name>Telap</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Il y a deux jours, deuxième rendez vous avec un gentleman architecte, la tête d&apos;Eric Orsenna sur le corps de de Gaulle. Il a une voix douce et dessine des hopitaux. C&apos;est presque aussi beau que de soigner les gens.
Je vais travailler pour lui.
Il y a un jour, en cinq minutes dans l&apos;odeur de poubelle de la microscopique cafet, j&apos;annonce que je m&apos;en vais à celui pour qui je travaillais. Il est un peu nerveux, moi aussi. Il est moite. Il a l&apos;air de s&apos;en moquer complètement. 
Aujourd&apos;hui je me suis levé comme il y a trois ans, après la charette de mon diplôme. Envie de me lever, d&apos;être dehors. Avec ma douce on rigole. Brouillard dehors, mais rien ne m&apos;atteint. Je vais acheter des croissants et des pains au chocolat pour le p&apos;tit dèj de l&apos;agence. Ils luisent. Les dix minutes de voitures qui m&apos;emmènent au boulot sont légères, comme si j&apos;allais voir un ami, comme si je partais en week end. Mes rêves me paraissent accessibles. Je sais que ce sera comme ça tous les matins jusqu&apos;à la fin. Le préavis a du bon, il laisse s&apos;envoler l&apos;esprit.
Aujourd&apos;hui j&apos;ai fait mon travail, comme d&apos;habitude, mais je ne m&apos;ennuie pas.

J&apos;ai envie de tout, de tout voir de tout vivre.
J&apos;ai réussi à me ménager deux semaines de pause entre les deux. Je vais probablement les passer dans une autre hémisphère, pour la première fois.
Ca me rappelle un film avec Daroussin, un film de copains. Une réplique m&apos;était restée:

&quot;Qu&apos;est ce qu&apos;on ferait, si on était moins con?&quot;

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		<issued>2006-01-19T16:03:19Z</issued>
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		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://telap.joueb.com"><![CDATA[Il y a deux jours, deuxième rendez vous avec un gentleman architecte, la tête d'Eric Orsenna sur le corps de de Gaulle. Il a une voix douce et dessine des hopitaux. C'est presque aussi beau que de soigner les gens.<br />Je vais travailler pour lui.<br />Il y a un jour, en cinq minutes dans l'odeur de poubelle de la microscopique cafet, j'annonce que je m'en vais à celui pour qui je travaillais. Il est un peu nerveux, moi aussi. Il est moite. Il a l'air de s'en moquer complètement. <br />Aujourd'hui je me suis levé comme il y a trois ans, après la charette de mon diplôme. Envie de me lever, d'être dehors. Avec ma douce on rigole. Brouillard dehors, mais rien ne m'atteint. Je vais acheter des croissants et des pains au chocolat pour le p'tit dèj de l'agence. Ils luisent. Les dix minutes de voitures qui m'emmènent au boulot sont légères, comme si j'allais voir un ami, comme si je partais en week end. Mes rêves me paraissent accessibles. Je sais que ce sera comme ça tous les matins jusqu'à la fin. Le préavis a du bon, il laisse s'envoler l'esprit.<br />Aujourd'hui j'ai fait mon travail, comme d'habitude, mais je ne m'ennuie pas.<br /><br />J'ai envie de tout, de tout voir de tout vivre.<br />J'ai réussi à me ménager deux semaines de pause entre les deux. Je vais probablement les passer dans une autre hémisphère, pour la première fois.<br />Ca me rappelle un film avec Daroussin, un film de copains. Une réplique m'était restée:<br /><br />&quot;Qu'est ce qu'on ferait, si on était moins con?&quot;<br />
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		<title>sarko-couic</title>
		<author>
		<name>Telap</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">J&apos;ai lu cette phrase de Sarkozy récemment sur internet, je vous la transmet approximativement:
&quot;il ne faut pas continuer à confier le développement du cadre de vie et de la ville aux architectes et aux bureaux d&apos;études, alors que ce ne sont pas eux qui vont vivre dedans&quot; (déc 2005).

Que dire, plutôt rien quand une envie de lui réduire le nez de trois centimètres par un bon direct me démange tant. 

D&apos;abord les architectes ont reçu une formation, d&apos;une école nationale supérieure d&apos;architecture, publique, donc sous responsabilité de l&apos;état. Ils sont les seuls à être formés au dessin du développement du cadre de vie. En plus bien sur que si ils vivent dedans aussi, où croyez vous donc qu&apos;habite un architecte?

Ensuite ce ne sont aujourd&apos;hui justement pas eux qui dessinent, mais effectivement les bureaux d&apos;étude, ou les services techniques des municipalités, ou la DDE, c&apos;est à dire des gens qui n&apos;ont aucune formation de l&apos;histoire de ces pratiques, aucune éthique de l&apos;urbanisme, et surtout aucun soucis de développement durable. S&apos;il faut changer ça d&apos;accord.

Et puis surtout dire cela s&apos;apparente, dans un domaine moins connu du grand public et c&apos;est sans doute pour ça que ça n&apos;a révolté personne, à dire &quot;il ne faut pas continuer à confier la santé aux médecins, car ce ne sont pas eux qui sont malades&quot;, ou &quot;il ne faut pas confier la gestion d&apos;un pays aux politiques, car ce ne sont pas eux qui vivent dedans&quot; (c&apos;est ce qui s&apos;appelle se tirer une balle dans le pied).

Enfin le maire de Neuilly qui apprend au monde comment être popu, il commence à nous les briser menu. Il va finir par être d&apos;utilité publique de l&apos;expulser par le premier Soïouz.

</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://telap.joueb.com/news/103.shtml"/>
		<id>http://telap.joueb.com/news/103.shtml</id>
		<issued>2006-01-17T10:47:02Z</issued>
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		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://telap.joueb.com"><![CDATA[J'ai lu cette phrase de Sarkozy récemment sur internet, je vous la transmet approximativement:<br />&quot;<i><b>il ne faut pas continuer à confier le développement du cadre de vie et de la ville aux architectes et aux bureaux d'études, alors que ce ne sont pas eux qui vont vivre dedans</b></i>&quot; (déc 2005).<br /><br />Que dire, plutôt rien quand une envie de lui réduire le nez de trois centimètres par un bon direct me démange tant. <br /><br />D'abord les architectes ont reçu une formation, d'une école nationale supérieure d'architecture, publique, donc sous responsabilité de l'état. Ils sont les seuls à être formés au dessin du développement du cadre de vie. En plus bien sur que si ils vivent dedans aussi, où croyez vous donc qu'habite un architecte?<br /><br />Ensuite ce ne sont aujourd'hui justement pas eux qui dessinent, mais effectivement les bureaux d'étude, ou les services techniques des municipalités, ou la DDE, c'est à dire des gens qui n'ont aucune formation de l'histoire de ces pratiques, aucune éthique de l'urbanisme, et surtout aucun soucis de développement durable. S'il faut changer ça d'accord.<br /><br />Et puis surtout dire cela s'apparente, dans un domaine moins connu du grand public et c'est sans doute pour ça que ça n'a révolté personne, à dire &quot;il ne faut pas continuer à confier la santé aux médecins, car ce ne sont pas eux qui sont malades&quot;, ou &quot;il ne faut pas confier la gestion d'un pays aux politiques, car ce ne sont pas eux qui vivent dedans&quot; (c'est ce qui s'appelle se tirer une balle dans le pied).<br /><br />Enfin le maire de Neuilly qui apprend au monde comment être popu, il commence à nous les briser menu. Il va finir par être d'utilité publique de l'expulser par le premier Soïouz.<br />
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		<title>Palette(s)</title>
		<author>
		<name>Telap</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Tenez, exercice original, essayons de regarder le monde différemment.

Je regarde par ma fenêtre, celle de mon atelier. 
Globalement la vue est assez laide, on y distingue quelques espoirs d&apos;harmonie vite épuisés par la masse de tel ou tel entrepôt. 
Pèle-mèle on trouve là, sous mon regard, les glaces Miko, un espèce de gymnasium, les très longs et bleus Transports Frigorifiques Européens, Cryologistic, le nouvel Hôtel du Stade, et bien sur le Centre de Vente en Gros du Marché d&apos;Intérêt Regional. 

Les couleurs qui dominent sont le blanc, d&apos;abord le blanc. 
On voit des bâtiments, beaucoup de camions et voitures, les lampadaires, les bandes peintes des passages piétons, une parabole de réception satellite, les poteaux brillants d&apos;une barrière qui part vers le Nord, et un petit panache de fumée. 

Ensuite il y a un mélange gris-vert-brun dont on distingue peu les contrastes et qui fond en une seule masse sombre l&apos;enrobé des routes, les parties ombragées de certains entrepots, une grande toiture en zinc, et la forêt au loin, déshabillée par l&apos;hiver. 

Un vrai gris foncé, différent celui là, est dans toutes les fenêtres des pièces éteintes, et dans les récurrentes grosses bandes de caoutchouc des portes sectionelles d&apos;accès des camions des TFE. 

Deux tas de palettes sont beiges. 

Trois ou quatre arbres ont eu l&apos;idée d&apos;être à feuillage persistant, et agrémentent le tableau d&apos;un vert émeraude foncé du meilleur goût. 

Un petit peu de rouge, une 205 là bas, le nom d&apos;un restaurant. 

Le bleu est sur les TFE et la grille de miko. 

Quelques palettes sont bleues aussi, tiens.


C&apos;est marrant il y a très peu d&apos;humains dans la photo d&apos;une zone industrielle.

</summary>
		<link rel="alternate" type="text/html" href="http://telap.joueb.com/news/102.shtml"/>
		<id>http://telap.joueb.com/news/102.shtml</id>
		<issued>2006-01-13T10:41:50Z</issued>
		<modified>2006-01-13T10:41:50Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://telap.joueb.com"><![CDATA[Tenez, exercice original, essayons de regarder le monde différemment.<br /><br />Je regarde par ma fenêtre, celle de mon atelier. <br />Globalement la vue est assez laide, on y distingue quelques espoirs d'harmonie vite épuisés par la masse de tel ou tel entrepôt. <br />Pèle-mèle on trouve là, sous mon regard, les glaces Miko, un espèce de gymnasium, les très longs et bleus Transports Frigorifiques Européens, Cryologistic, le nouvel Hôtel du Stade, et bien sur le Centre de Vente en Gros du Marché d'Intérêt Regional. <br /><br />Les couleurs qui dominent sont le blanc, d'abord le blanc. <br />On voit des bâtiments, beaucoup de camions et voitures, les lampadaires, les bandes peintes des passages piétons, une parabole de réception satellite, les poteaux brillants d'une barrière qui part vers le Nord, et un petit panache de fumée. <br /><br />Ensuite il y a un mélange gris-vert-brun dont on distingue peu les contrastes et qui fond en une seule masse sombre l'enrobé des routes, les parties ombragées de certains entrepots, une grande toiture en zinc, et la forêt au loin, déshabillée par l'hiver. <br /><br />Un vrai gris foncé, différent celui là, est dans toutes les fenêtres des pièces éteintes, et dans les récurrentes grosses bandes de caoutchouc des portes sectionelles d'accès des camions des TFE. <br /><br />Deux tas de palettes sont beiges. <br /><br />Trois ou quatre arbres ont eu l'idée d'être à feuillage persistant, et agrémentent le tableau d'un vert émeraude foncé du meilleur goût. <br /><br />Un petit peu de rouge, une 205 là bas, le nom d'un restaurant. <br /><br />Le bleu est sur les TFE et la grille de miko. <br /><br />Quelques palettes sont bleues aussi, tiens.<br /><br /><br />C'est marrant il y a très peu d'humains dans la photo d'une zone industrielle.<br />
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		<title>lendemain de fêtes</title>
		<author>
		<name>Telap</name>
		</author>
		<summary type="text/plain">Après tant de consommations, tant de &quot;je prend de l&apos;extérieur pour me le mettre à l&apos;intérieur&quot;, tant de cadeaux, tant de dépenses, tant d&apos;énergie (nucléaire!) pour raviver un peu de flamme dans le coeur des petits hommes au milieu de l&apos;hiver, toutes ces fêtes qui finalement épuisent autant qu&apos;elles ravissent, remplissent plus qu&apos;elles ne magnifient...

La lumière rasante d&apos;un hiver qui commence à peine, fait briller ma zone industrielle, toute blanche, on dirait un village accroché à un rocher sur les rives d&apos;une île grecque. Une myriade de boites blanches aveuglantes parsemées dans un monde d&apos;arbres morts, d&apos;arbres d&apos;hiver, gris et froids, aux teintes brunes appuyées, qui se balancent doucement dans le vent. L&apos;air est d&apos;une pureté rare, tout paraît transparent, nettoyé. Sur la place de la Mairie tout à l&apos;heure, un type jouait du violon, tout seul et pas très bien, pour avoir quelques sous, mais dans le silence d&apos;une immense zone piétonne, son son résonnait comme toute la chaleur du bois vernis chantant d&apos;un tzigane éternel, rouge sombre. Les pavés de la place brillaient au soleil revenu, les lumières de noël éteintes, beaucoup de magasins fermés. Enfin le temps, la place pour une carresse.

Le réveil après les fêtes (et avant la frénésie des soldes, mais mon dieu ne savons nous qu&apos;acheter?), dans une telle douceur, est un retour à l&apos;essentiel. 

Le monde, si on le regarde avec tendresse, est tellement beau.

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		<id>http://telap.joueb.com/news/101.shtml</id>
		<issued>2006-01-02T13:44:40Z</issued>
		<modified>2006-01-02T13:44:40Z</modified>
		<content type="text/html" mode="escaped" xml:lang="fr" xml:base="http://telap.joueb.com"><![CDATA[Après tant de consommations, tant de &quot;je prend de l'extérieur pour me le mettre à l'intérieur&quot;, tant de cadeaux, tant de dépenses, tant d'énergie (nucléaire!) pour raviver un peu de flamme dans le coeur des petits hommes au milieu de l'hiver, toutes ces fêtes qui finalement épuisent autant qu'elles ravissent, remplissent plus qu'elles ne magnifient...<br /><br />La lumière rasante d'un hiver qui commence à peine, fait briller ma zone industrielle, toute blanche, on dirait un village accroché à un rocher sur les rives d'une île grecque. Une myriade de boites blanches aveuglantes parsemées dans un monde d'arbres morts, d'arbres d'hiver, gris et froids, aux teintes brunes appuyées, qui se balancent doucement dans le vent. L'air est d'une pureté rare, tout paraît transparent, nettoyé. Sur la place de la Mairie tout à l'heure, un type jouait du violon, tout seul et pas très bien, pour avoir quelques sous, mais dans le silence d'une immense zone piétonne, son son résonnait comme toute la chaleur du bois vernis chantant d'un tzigane éternel, rouge sombre. Les pavés de la place brillaient au soleil revenu, les lumières de noël éteintes, beaucoup de magasins fermés. Enfin le temps, la place pour une carresse.<br /><br />Le réveil après les fêtes (et avant la frénésie des soldes, mais mon dieu ne savons nous qu'acheter?), dans une telle douceur, est un retour à l'essentiel. <br /><br />Le monde, si on le regarde avec tendresse, est tellement beau.<br />
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